Vous montez votre première compétition, ou vous en avez déjà organisé trois et vous refaites votre tableur à chaque fois. Vous cherchez un fichier, pas une démonstration. Le voici, formules déjà écrites, avec douze lignes d'exemple pour voir le classement tourner avant d'effacer les données. Il est gratuit, il n'y a pas d'email à laisser, et vous en faites ce que vous voulez. Un tableur suffit largement pour une compétition interne à votre box. Passé un certain nombre d'athlètes, il commence à coûter cher en temps et en erreurs, et la fin de cet article dit exactement où se situe cette limite.

Ce que contient le fichier

ColonneCe qu'elle contient
Athlete or teamLe nom de l'athlète en individuel, le nom de l'équipe en duo ou en team. Une ligne par participant classé.
DivisionLa catégorie de classement. Tous les rangs se calculent à l'intérieur d'une division, jamais entre deux divisions.
WOD 1 scoreUn nombre de répétitions, le plus élevé gagne. C'est vous qui saisissez, le reste de la ligne suit.
WOD 2 scoreUn temps en secondes, le plus bas gagne. 8 minutes 32 s'écrivent 512.
WOD 3 scoreUne charge en kilos, la plus lourde gagne.
WOD x rankLe rang de l'athlète sur cette épreuve, dans sa division. Formule automatique, ne saisissez rien dedans.
WOD x pointsLes points marqués sur l'épreuve, calculés à partir du rang et du barème.
Total pointsLa somme des points des trois épreuves.
Tie-breakLe nombre de premières places de la ligne, utilisé pour départager les égalités.
Overall rankLe classement final dans la division, le total d'abord, les premières places ensuite.
Feuille SettingsLes points du premier, la perte par rang et le coefficient de chacun des trois WOD. Changez ces cinq cases et tout le tableau se recalcule.

Télécharger le modèle Excel, un fichier .xlsx de deux feuilles, formules incluses. Si vous travaillez sur Google Sheets ou sur Numbers, prenez plutôt la variante CSV, elle porte les mêmes formules avec le barème écrit directement dedans. Le fichier couvre trois WOD et quarante lignes. Pour un quatrième WOD, copiez un bloc de trois colonnes et ajoutez la nouvelle colonne de points dans la somme du total. Pour plus de quarante athlètes, tirez la dernière ligne vers le bas et étendez les plages des formules.

Et pour le papier du jour J, le générateur de scorecards imprime une feuille de juge par athlète et par épreuve, avec les cases de reps, le time cap et les signatures.

La formule de points dégressifs

Le principe d'un classement multi-épreuves tient en une phrase, le premier d'une épreuve marque le plus de points et chaque rang suivant en marque un peu moins. Le fichier applique cent points au premier et cinq points de moins par rang, ce qui donne 100, 95, 90 et ainsi de suite, avec un plancher à zéro. Le rang lui-même sort d'un COUNTIFS qui compte, dans la même division, combien d'athlètes ont fait mieux, puis ajoute un. C'est ce qui garantit que deux divisions ne se mélangent jamais, même dans un fichier trié n'importe comment.

Deux réglages vous appartiennent. Le premier est le coefficient de chaque WOD, dans la feuille Settings. Si vous voulez qu'une épreuve reine pèse plus lourd qu'une épreuve d'ouverture, mettez 1,5 et les points de ce WOD sont multipliés d'autant. Le second est la perte par rang. Avec cinq points, les athlètes classés au-delà de la vingtième place marquent zéro sur l'épreuve, ce qui écrase le bas de tableau. Sur un gros plateau, descendez à deux ou trois points.

Le départage au nombre de premières places

Deux athlètes finissent à égalité au total, ce qui arrive plus souvent qu'on ne le croit sur trois épreuves. La règle retenue ici est le countback, celui qui a gagné le plus d'épreuves passe devant. Le fichier compte les premières places de chaque ligne dans une colonne dédiée, puis le classement général trie d'abord sur le total et se sert de cette colonne comme second critère. Si l'égalité tient encore après ça, les deux lignes partagent le même rang et le tableau l'affiche tel quel, sans trancher à votre place. C'est à vous de décider ce qui suit, un départage annoncé au briefing ou une place partagée.

Ce que le tableau ne saura pas faire le jour J

Ce fichier fait très bien son travail la veille et le lendemain. Le jour de la compétition, il rencontre cinq murs, et aucun n'est une question de formule. Les voici sans détour, parce que les découvrir à midi le samedi coûte beaucoup plus cher que de les lire maintenant.

Deux personnes ne peuvent pas saisir en même temps

Un tableur est fait pour un utilisateur. Dès que deux juges veulent entrer leurs scores en parallèle, vous obtenez deux copies du fichier, ou une version partagée où le dernier qui enregistre écrase le travail de l'autre. Le contournement classique consiste à centraliser la saisie sur une seule personne au desk, ce qui transforme cette personne en goulot d'étranglement pendant huit heures. Chaque score passe par elle, chaque faute de frappe aussi.

Une vague qui glisse et le planning est à refaire

Le tableur ne connaît que des scores, jamais des horaires. Le jour J, une vague prend vingt minutes de retard, un athlète ne se présente pas, deux divisions se retrouvent décalées. Tout ce qui suit se replanifie à la main, dans un autre fichier, pendant que les athlètes vous demandent à quelle heure ils passent. C'est la tâche la plus consommatrice de temps d'une compétition, et le tableur ne vous y aide pas d'un millimètre.

Un athlète qui abandonne fausse le total

Un forfait, une blessure à l'échauffement, une épreuve non terminée. La cellule de score reste vide, le rang et les points de cette épreuve restent vides eux aussi, et le total additionne simplement ce qui existe. Autrement dit l'athlète marque zéro sur l'épreuve manquante sans que rien ne le signale dans le fichier. Or la règle habituelle est de le classer dernier de sa division sur cette épreuve, ce qui ne donne pas du tout le même résultat. À vous de trancher, puis de l'appliquer ligne par ligne.

Rien de tout ça ne s'affiche dans la salle

Un tableur n'est pas un écran public. Pour montrer un classement, il faut exporter, remettre en forme, projeter un onglet avec ses formules apparentes, ou imprimer une feuille qui sera fausse dix minutes plus tard. Les athlètes, eux, veulent voir leur rang sur leur téléphone entre deux épreuves, et leurs proches veulent le suivre depuis chez eux. Cette attente est devenue la norme, et le fichier n'a rien à lui répondre.

Le classement ne vit pas, il est republié

Chaque fois que vous saisissez un score, le tableau se recalcule chez vous et nulle part ailleurs. Tant que vous n'avez pas renvoyé le fichier, réaffiché la nouvelle version ou rafraîchi la projection, le reste de la salle regarde un classement périmé. Sur une compétition à huit épreuves, cette republication manuelle revient une bonne dizaine de fois, toujours au pire moment.

Si vous reconnaissez ces cinq murs, ce n'est pas votre tableur qui est mal fait, c'est qu'un tableur ne peut pas faire ce travail-là. C'est exactement le sujet de notre page organiser sa compétition sans Excel, où les mêmes cas sont repris un par un du côté d'un outil pensé pour le jour J, la saisie à plusieurs, le planning qui se replanifie, l'écran de la salle et le classement qui se recalcule tout seul. Gardez le fichier pour vos entraînements et vos petits formats internes, il est très bien pour ça.

Questions fréquentes

Oui, importez la variante CSV plutôt que le .xlsx, les formules sont écrites directement dans les cellules et le barème y figure déjà. Sur Numbers, l'import du CSV fonctionne aussi. La feuille Settings n'existe que dans la version Excel, dans le CSV les valeurs du barème sont inscrites dans chaque formule.
Copiez un bloc de trois colonnes, score, rang et points, puis collez-le après le troisième WOD. Ajustez ensuite la formule du total pour qu'elle additionne la nouvelle colonne de points, et ajoutez le nouveau rang dans le comptage des premières places. Comptez cinq minutes.
Oui, c'est déjà le cas du deuxième WOD, qui se classe du plus petit temps au plus grand. Saisissez le temps en secondes pour que les comparaisons restent justes. Pour transformer une colonne de répétitions en colonne de temps, remplacez le signe supérieur par un signe inférieur dans sa formule de rang.
Il n'y a pas de seuil magique, mais deux signaux très fiables. Le premier est le nombre de personnes qui doivent saisir en même temps, dès qu'il y en a deux, le fichier ne suit plus. Le second est la présence d'un public qui attend un classement, parce qu'un tableur ne sait pas le diffuser.